Cet été Tetsuya et moi sommes allés à la matsuri de Yasukuni Jinja. Comme tous festivals, il y a beaucoup de stands de restauration, mais aussi une maison de l'horreur à la japonaise, et une démonstration de tambours Japonais.
2 jours avant mon départ, nous avons improvisé une sayonara party, qui a rassemblé Sylvain, Masumi, Meg, Kaori, Andy, Yuki, Sabrina, Nadia, Nicolas, Yuko, Kyoko, Jordy, Céline, et Hailan.
Avec au programme 4h de Karaoké en petit comité, et izakaya tous ensemble (avec une commande de 99 plats et boissons).
Et comme dit la phrase de la dernière image publiée dans cette note:
Arigatô Gozaimashita!!
Masumi au Karaoke:
Le lendemain matin, réveillé par le son des vagues, nous plions bagages et allons vers l'antenne touristique de Tateyama pour louer un vélo. Pour seulement 1200Yens (environ 8€) par personne, nous avons louer deux vélos avec assistance électrique, avec les côtes que l'on a à grimper, ce n'était pas du luxe.
Et nous voilà parti pour un tour de la ville et ses environs, avec montagnes, forêts, campagnes, rizières, ainsi que les curiosités du coin comme le Bouddha allongé, le château de Tateyama et son phare.
Ce fut une journée très ensoleillée et nous avons pris des couleurs. Sur certaines photos vous pourrez voir que l'on porte une serviette sur la tête, c'est la manière japonaise d'improviser une protection contre le soleil, qui est d'ailleurs très efficace.
Le séjour se finit le lendemain, avec la visite du temple Daifukuji (Gake Kannon) et sur une plage perdue sur la péninsule de Chiba, avec une grande forêt à traverser, ainsi qu'une grotte et pour finir une falaise à descendre.
Balade en vélo, et en pleine nature:
Chiba est une préfecture se situant à l'est de Tokyo. L'aéroport de Narita s'y trouve. Mais Chiba est connu également pour ses côtes, ses plages et sa nature.
A cause du typhon annoncé mardi, nous avons dû repousser notre week end à mercredi. Le vent ayant balayé le ciel, nous avons eu droit à une magnifique journée chaude et ensoleillée.
Pour notre première journée nous avons pris le train et le ferry en direction de Nokogiriyama (la Montagne scie). Nous avons grimpé la montagne pour accéder au parc naturel, où se trouvent un chemin entouré de 1500 statues de Rakan (disciple de Bouddha), une statue de Kannon gravée dans la roche (30m), et une statue de Bouddha (31m) sculptée dans la montagne. Le dernier est le plus grand du Japon, mais il est souvent mis à l'écart, parcequ'il est en roche et non en bronze comme les plus célèbres.
Nous finissons notre journée à Tateyama, le point de chute que nous avons choisi pour passer notre séjour. Tateyama est une ville balnéaire, où les vacanciers viennent en journée mais repartent tôt le soir, ce qui en fait une ville assez morte. C'est la ville qui contient le plus de retraités dans la préfecture.
Tous les hôtels étant complets, nous avons opté pour la plage. Nous avons trouvé un petit endroit assez calme à l'abri des regards. Le temps aidant, les nuits se sont relativement bien passées.
Ambiance nature à Nokogiriyama:
Voici la dernière série des images insolites, drôles, mais pourtant si normal ici, avant mon départ.
Avec environ 14 000 fusées, ces feux d'artifice font parties des plus grands de Tokyo, et surement des plus beaux. Pendant 1h30 on assiste à un spectacle gigantesque, parfois orchestré avec de la musique.
Il nous a fallut arriver à 14h pour avoir la chance de trouver une place sur les bords de la rivière Edo. Les gens scotchent leur bâche sur la pelouse, parfois 2 semaines à l'avance pour voir ces célèbres feux d'artifice.
A une heure de train de notre appartement, Tetsuya nous a réservé une visite dans une brasserie de saké du côté de Haijima. Comme ce n'est pas encore la saison, cette usine ne fabrique plus de saké pour le moment, mais nous pouvons voir comment ils procèdent.
Cette entreprise n'est pas un musée, et ils font rarement des visites. Créée en 1822, elle reçoit de temps en temps des groupes de 10 personnes et plus (principalement de Japonais), mais n'accepte généralement pas au dessous. Tetsuya a brodé une histoire pour avoir la chance de visiter l'usine à 3, et parceque Jb a travaillé en France pour une certaine liqueur, nous avons eu le droit d'acheter une bouteille de saké. Ils n'autorisent l'achat que pour les vrais amateurs de saké, et non pour les simples touristes.
La visite s'est finit bien évidemment avec une dégustation de 2 sakés.
Voici une explication simplifié de l'élaboration du saké:
Tout d'abord ils achètent du riz, qu'une entreprise intermédiaire aura polit à la meule, jusqu'à ne garder que le coeur du riz. Il peut être polit à 55%, comme il peut être polit à 35%. Plus le grain est polit, plus on se rapproche du coeur du grain, et plus le saké sera fin et coûteux.
Ce riz est cuit à la vapeur pendant une journée. On prend une partie de ce riz que l'on entreposera dans une salle, et ensuite on déposera du koji (champignon) dessus pour que le riz commence sa fermentation.
Une fois que le riz a bien commencé sa fermentation (ce premier riz fermenté servira de levain comme pour le pain), On en déposera un peu dans chaque cuve avec le reste du riz cuit. On y ajoutera de l'eau, et le riz pourra fermenté pendant environ un mois.
Chaque porte dans l'usine a un symbole shintoiste. Les employés prient les dieux pour la bonne réalisation du saké.
Le mois passé, le riz a fait du saké, et pour récupérer cet alcool, on le passera dans un pressoir. Une fois pressé, le saké peut se boire tel quel, mais plus généralement on pourra le filtrer. Certains sakés sont pasteurisés, d'autres juste à moitié, et certains pas du tout. Ceux qui sont pasteurisés, peuvent se conserver longtemps. Les autres continuent de vieillir, et se conservent moins longtemps.
Le riz qui est resté dans le pressoir sera réutilisé, et mis à la vente pour la cuisine. On le trouve souvent sous forme de soupe de saké pendant l'hiver.
Cet entreprise de saké est la plus ancienne de la ville, et est une référence en matière de qualité.
Dans l'autre usine, qui brasse également de la bière, on ne pouvait visiter que le petit musée, ainsi que la grande cour et la boutique. On y a rencontré un vieux Japonais, très fier de serrer la main d'étrangers. On a eu droit à deux serrages de main très intenses. On a rendu heureux quelqu'un pour la journée.
A Tokyo il y a énormément de restaurants, de tous genres. Pour attirer une clientèle toujours avide de nouveauté, certains restaurateurs ont inventé des restaurants à thème, comme être servit par des ninjas.
Dans notre cas, nous avons choisit le "Lock-up", restaurant sur le thème de la prison. Avec un décor de "la maison des horreurs" et avec la musique du film "Pirates des Caraibes", nous sommes mis en état d'arrestation à l'entrée, menottée par une policière en tenue sexy et emmené à notre cellule.
Là nous sommes servis par des serveurs et serveuses en tenue de prisonnier. Nous avons commandé quelques plats comme des beignets de crevette, des croquettes de camembert au miel ou bien des gyozas au fromage, et nous avons pris un cocktail servit dans des tubes à essai.
Tout à coup, les lumières s'éteignent, l'alarme sonne, les cris résonnent, les portes claquent et les monstres attaques les cellules.
Un monstre fait irruption dans la notre, et tire les jambes de JB jusqu'à la porte, avant de le laisser tomber.
Après 10-15 minutes d'amusement, les lumières se rallument, et le repas se finit dans la bonne humeur.
2 mois sont passés depuis les derniers inclassables, en voici une nouvelle série!

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